Décisions
Cette page présente une sélection de décisions rendues dans des dossiers dans lesquels le cabinet est intervenu, notamment en droit des étrangers, en contentieux administratif et en matière de rétention administrative.
Une sélection de décisions
Les décisions reproduites ci-dessous constituent une sélection et ne reflètent pas l’intégralité de l’activité contentieuse du cabinet.
Certaines décisions ne sont pas diffusées dans les bases publiques ou ne sont pas présentées sur cette page en raison de la nature du dossier, des conditions de leur publication ou de l’intérêt des personnes concernées. Les renvois proposés conduisent exclusivement vers les bases officielles de diffusion des juridictions.
Juridictions administratives
Les décisions sélectionnées concernent notamment le droit au séjour, les mesures d’éloignement, les assignations à résidence et le contrôle exercé par le juge administratif sur les décisions préfectorales.
Assignation à résidence fondée sur une mesure d’éloignement antérieurement annulée
Par jugement du 29 juillet 2026, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 23 juin 2026 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait assigné l’intéressé à résidence pour une durée de quarante-cinq jours renouvelable deux fois.
Le tribunal relève qu’un précédent jugement du 31 décembre 2025 avait annulé l’obligation de quitter le territoire français sans délai ainsi que les mesures qui lui étaient associées. La nouvelle assignation reposant sur cette mesure d’éloignement antérieurement annulée, elle se trouvait privée de base légale.
Obligation de quitter le territoire français annulée en raison d’une erreur de fait sur les conditions d’entrée en France
Par jugement du 20 juillet 2026, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule les mesures d’éloignement prises à l’encontre du requérant ainsi que l’assignation à résidence qui lui était associée.
Le tribunal retient notamment que l’autorité préfectorale avait fondé sa décision sur une appréciation erronée des conditions d’entrée de l’intéressé dans l’espace Schengen. Il ordonne le réexamen de sa situation et la délivrance, dans cette attente, d’une autorisation provisoire de séjour.
Suspension de la clôture d’une demande de titre de séjour et réexamen de la situation
Par ordonnance du 26 juin 2026, le juge des référés suspend l’exécution de la décision du 29 mai 2026 ayant clôturé une demande de titre de séjour portant la mention « salarié ».
Le préfet doit réexaminer la situation dans un délai d’un mois et délivrer sous quinze jours, sous réserve de la complétude du dossier, une autorisation provisoire de séjour autorisant à travailler, valable jusqu’à la décision au fond ou jusqu’à l’adoption d’une nouvelle décision sur le droit au séjour.
Obligation de quitter le territoire français annulée pour atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale
Le tribunal retient les attaches personnelles et familiales particulièrement importantes de l’intéressé en France, où il avait effectué sa scolarité et où résidaient plusieurs membres de sa famille.
Il juge que la mesure d’éloignement portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. L’annulation entraîne également celle des mesures qui lui étaient associées et conduit à un réexamen de la situation administrative.
Assignation à résidence annulée pour défaut d’examen sérieux de la situation personnelle
Le tribunal annule l’assignation à résidence après avoir relevé que certains éléments retenus par l’administration concernant le parcours et la présence en France de l’intéressé ne correspondaient pas aux éléments du dossier.
Le défaut d’examen sérieux de la situation personnelle suffit à entraîner l’annulation de la mesure.
Obligation de quitter le territoire français et respect du droit d’être entendu
Le tribunal rappelle l’exigence tenant au respect des droits de la défense lorsqu’une mesure d’éloignement est envisagée et examine si l’intéressé a effectivement été mis en mesure de présenter les observations susceptibles d’influer sur la décision.
L’illégalité constatée conduit à l’annulation des mesures subséquentes et à l’effacement du signalement correspondant dans le système d’information Schengen.
Refus de séjour annulé et délivrance d’un titre « vie privée et familiale »
La cour administrative d’appel de Paris annule le jugement de première instance ainsi que l’arrêté préfectoral refusant le séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français et d’une interdiction de retour.
Au regard des circonstances personnelles et familiales de l’espèce, la cour retient une erreur manifeste d’appréciation et enjoint à l’administration de délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale ».
Vie privée et familiale, ancienneté de présence et contrôle de proportionnalité
Le tribunal prend en considération la très longue durée de présence en France de l’intéressé ainsi que l’importance de ses attaches familiales sur le territoire.
Il juge que le refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale et prononce l’annulation des mesures d’éloignement qui l’accompagnaient.
Mesure d’éloignement annulée après censure du refus de délai de départ volontaire
Le tribunal retient que les circonstances propres à la situation de l’intéressé n’avaient pas été correctement appréciées lors du refus de lui accorder un délai de départ volontaire.
L’irrégularité constatée entraîne l’annulation des mesures d’éloignement et de l’assignation à résidence prises dans le même ensemble décisionnel.
Assignation à résidence : contrôle des modalités au regard de l’activité professionnelle
Le tribunal annule partiellement l’arrêté d’assignation à résidence en tant que certaines de ses modalités étaient incompatibles avec l’exercice de l’activité professionnelle de l’intéressé.
La décision illustre le contrôle exercé sur le caractère nécessaire, adapté et proportionné des contraintes imposées dans le cadre d’une assignation à résidence.
Juridictions judiciaires
Les décisions sélectionnées concernent principalement le contentieux de la rétention administrative devant le juge judiciaire et la cour d’appel de Versailles.
Placement en rétention déclaré illégal et remise en liberté ordonnée
Par ordonnance du 30 mai 2026, la cour d’appel de Versailles examine les appels formés à la suite de la décision ayant refusé la prolongation de la rétention et ordonné la remise en liberté de l’intéressé, assisté par Maître Adam MKHITARYAN.
Après examen de la procédure préalable, de la situation personnelle et des éléments retenus par l’administration, la cour déclare illégale la décision de placement en rétention, rejette la demande préfectorale de prolongation et ordonne la remise en liberté.
Le préfet des Hauts-de-Seine est également condamné à verser 1 500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile au titre des frais exposés en première instance et en appel.
Rétention administrative et appréciation de la situation personnelle
Par ordonnance du 18 décembre 2025, la cour d’appel de Versailles confirme la décision ayant conduit à la mainlevée de la rétention, au regard notamment de l’appréciation portée sur la situation personnelle et familiale de l’intéressé.
Rejet de la demande d’effet suspensif formée par le parquet contre une décision de remise en liberté
La cour d’appel rejette la demande tendant à suspendre les effets d’une décision de remise en liberté, après examen des garanties de représentation de l’intéressé et des éléments invoqués au titre de l’ordre public.
Appel préfectoral devenu sans objet après placement sous assignation à résidence
La cour constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur l’appel formé contre la décision de mainlevée, l’intéressé ayant entre-temps été placé sous assignation à résidence.
Elle relève néanmoins que l’appel avait conduit l’intéressé à constituer avocat et à conclure dans le délai propre au contentieux de la rétention. Une somme de 1 500 euros est mise à la charge du préfet au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
Précision
Les décisions présentées sur cette page sont issues de décisions juridictionnelles rendues publiques et diffusées sous une forme anonymisée par les juridictions ou par les bases officielles de la justice administrative et judiciaire.
Leur présentation a une finalité exclusivement informative. Une décision rendue dans un dossier déterminé ne permet pas de préjuger de l’issue d’une autre procédure.
Chaque situation est appréciée en fonction de ses faits propres, des pièces produites, de la procédure suivie et du droit applicable à la date à laquelle le juge statue.
